Le massacre d’Ogossagou a lieu le 23 mars 2019

Le massacre d’Ogossagou a lieu le 23 mars 2019, pendant la guerre du Mali. Il est commis dans le village peul d’Ogossagou, près de Bankass, dans le centre du Mali, par des miliciens 

Le massacre de Peuls à Ogossabou est un drame d’une gravité exceptionnelle

. Le Mali n’est pas le seul pays menacé de troubles graves. Plusieurs États sahéliens sont aussi touchés. La communauté Peule, soit environ 40 millions de personnes, est répartie sur une dizaine d’États sahéliens qui vont des rives du fleuve Sénégal au Darfour soudanais.

On les retrouve principalement au Nigeria (17 millions), en Guinée (4,6 millions), au Mali (3,5 millions), au Sénégal (3,5 millions), au Cameroun (3 millions), en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée Bissau, au Tchad et en Centrafrique. Une communauté homogène et combative Où qu’ils se trouvent, les Peuls et leurs cousins sédentarisés également répartis des deux côtés du fleuve Sénégal, les Toucouleurs, ont en commun une langue internationale homogène, le Puulaar, des héros mythiques comme El Hadj Oumar Tall, une littérature foisonnante avec des écrivains célèbres comme le Malien Amadou Hampâté Bâ, un culte de la beauté, comme la magnifique cérémonie rituelle de Gerewol des Woodabe au Niger, des hommes politiques ayant marqué l’Histoire comme le Guinéen Diallo Telli ou le père fondateur du Cameroun Ahmadou Ahidjo, des artistes de renom comme le Sénégalais Baaba Maal ou le Franco-Sénégalais Omar Sy.

Les Peuls se regroupent dans des associations de défense de leur culture et promouvant le développement économique et social, comme l’association internationale Tabital Pulaaku. Les Peuls ignorent les frontières des États pour suivre leur troupeau sacré. Rien de plus important est la transhumance de leurs zébus

. On devine évidemment leurs conflits traditionnels avec les peuples sédentaires de cultivateurs. La violence peut être alors sans limites. Les événements dramatiques de 1989 entre le Sénégal et la Mauritanie eurent pour origine cette opposition ancestrale, à Diawara dans le Guidimakha. La crise centrafricaine eut pour prémisses les répliques armées des Peuls Bororos, avec leur leader Baba Laade, et ses successeurs comme actuellement Ali Darassa de l’UPC. Evidemment, les événements récurrents au Mali, notamment a Ogossabou, sont en partie dûs à cette confrontation ancestrale. Il serait toutefois erroné de n’y voir que cela.

Les Peuls souvent boucs émissaires. Sous des appellations différentes comme Haalpulaar en Mauritanie, Fulani et Woodabe au Sahel et Bororos au Cameroun et en Centrafrique, les Peuls sont souvent victimes de persécutions.

Leurs territoires historiques comme par exemples le Macina au Mali, le Fouta Toro au Sénégal, le Fouta Djalon en Guinée, le Sokoto au Niger et les Lamidats au Cameroun sont plus ou moins abandonnés par le pouvoir central des États. Ils ne bénéficient que très modestement des plans de développement étatiques et de l’aide internationale. Les partenaires techniques et financiers et les institutions onusiennes ont des logiciels qui ignorent les réalités transfrontières.

De ce fait, le sentiment d’abandon est de plus en plus mal vécu par la jeunesse obligée de s’expatrier. Les Peuls et les Toucouleurs sont de fervents musulmans, avec un islam qui passe souvent par les confréries du Sénégal. Leur islam n’est pas de rite Wahabite venant de l’Arabie saoudite. Il n’est pas emprunt de djihadisme, comme on veut bien souvent le faire croire, comme au Mali. Les événements dramatiques de Ogossabou ont probablement pour origine une assimilation fatale et erronée aux djihadisme des mouvements, comme le Mujao ou Aqmi, même si des Peuls radicalisés ont pu rejoindre ces mouvements.

Au Mali, l’armée nationale a pour habitude de lutter contre les mouvements djihadistes, en s’en prenant plus facilement aux groupements Peuls, victimes expiatoires des faiblesses militaires et des tares du régime corrompu de Bamako. La question Peule ne pourra plus être éludée A l’heure de la mondialisation, de la disparition des frontières, les grandes puissances et l’ONU ont peine à traiter les problèmes hors des frontières étatiques.

Certes la question du djihadisme au Sahel est une exception. Il serait aussi pertinent de se pencher davantage sur la question Peule qui devrait interpeller avec le risque de radicalisation d’une jeunesse qui commence à voir les limites de l’expatriation. Déjà, dans le Fouta Toro sénégalais, les cris de vengeance montent avec une vigueur que l’on ne connaissait pas. Le Toucouleur, Macky Sall, ne peut y être insensible. Ne doit-il pas une reconnaissance envers ce Fouta Toro qui a massivement voté pour lui et permis ainsi sa réélection au premier tour ? Alpha Condé, le président guinéen en grande difficulté, ne prend pas à la légère les mouvements du Fouta Djalon et des intellectuels peuls qui prennent de plus en plus de force.

L’ONU ne peut que constater, comme la délégation du Conseil de sécurité en mission au Mali, que les événements dramatiques du village de Ogossabou ont fait plus 160 victimes et des dizaines de blessés. La politique de l’autruche actuelle envers la question peule pourrait bientôt engendrer une crise dont on ne mesure pas encore les effets dévastateurs. JT de 20h montre les cartouches de balles utilisées par la milice Dozon à #Ogossagou….#Mali

MALI Les coiffures élaborées des femmes Songhaï

Les coiffures élaborées des femmes Songhaï traditionnelles témoignent d’un sens de l’histoire. C’est pour cette raison qu’elles rappellent l’héritage du légendaire empire Songhaï qui a prospéré dans la vallée du Niger au Soudan jusqu’à la défaite des Maures. à la fin du 16ème siècle. Surtout lors d’occasions spéciales, les femmes Songhais mariées (photo ci-dessous) portent cette coiffure impériale sur le front, appelée « Zoumbo », qui est un disque circulaire de poils et de laine qui remonte aux jours mêmes de leur empire. Les femmes Wodaabe portent le même type de gros nœud qui est serré sur le front et elles se rasent les cheveux pour que leur visage paraisse plus long. On dit que les Peuls musulmans dénoncent en réalité cet ornement, car il empêche les femmes de prier à la manière islamique – en se prosternant et en posant le front sur la terre

En milieu songhoy, auparavant, chaque étape de la vie ou chaque grand événement était magnifié par une coiffure particulière. Rien qu’à voir la tresse permettait de deviner l’événement. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : la jeune fille s’intéresse plus à des tresses venues d’ailleurs qu’à celles de son terroir, regrette le blogueur Anassa Maiga.

Pour savoir un peu plus sur chaque coiffure, sa signification, je me suis rendu à la maison des artisans de Gao pour rencontrer une artisane, spécialisée en coiffure traditionnelle et en commercialisation des parures. Selon elle, dès sa naissance, la jeune fille est initiée. Chaque coiffure portée par une femme songhoy a une signification ou un message.  Elle montre soit l’âge de la fille, soit le statut social d’une femme ou encore un évènement particulier.

De la naissance jusqu’à 7 ans, la tête de la fille reste sans cheveux, rasée comme les garçons. De 7 jusqu’à 10 ans, la jeune fille porte sa première coiffure qu’on appelle Jissi. Pendant cette tranche d’âge, la jeune fille est interdite de porter des parures. Par Anassa MAIGA le 24 janvier 2019

À l’âge de la puberté, jusqu’à la veille de ces noces, la jeune fille portera sa seconde coiffure, toujours sans parures, qu’on appelle Tchessi. Toute fille qui porte cette coiffure est désormais un cœur à prendre, donc peut se marier.

À la sortie de la nuit des noces, la nouvelle mariée doit porter Hilo-Hilo, la coiffure de la nouvelle mariée. À partir de cette étape, la femme peut porter des coiffures avec des parures. Cependant, chaque coiffure qu’elle portera désormais sera porteuse de signification.

Parmi les nombreuses coiffures en milieu songhoy, il y a celles qui expriment le désir de la femme de trouver un mari. On l’appelle communément Zota-Kambou. Mais, seule la femme mariée peut porter le zoumbou. C’est aussi la coiffure réservée aux grands évènements (mariage, fête). Toute femme célibataire qui porte Zoumbou ne trouvera plus de mari, selon la tradition. Quant à la femme qui accouche, elle doit porter après la quarantaine une coiffure qu’on appelle Chato. Selon qu’elle ait accouché d’un garçon ou d’une fille, la coiffure sera accompagnée de parures différentes.

Ces coiffures, très significatives de notre patrimoine et qui parlent à ceux qui les voient, sont malheureusement délaissées aujourd’hui au profit des perruques, des mèches brésiliennes. Les conservateurs de notre tradition alertent pourtant sur le délaissement des valeurs qui font la fierté des Songhoy.

Oumou Boubacar, la vingtaine, explique ce phénomène par une ouverture au monde : « C’est une question d’évolution, car notre génération perd chaque jour son identité, sa culture au profit d’une autre culture. Les coiffures traditionnelles qu’elles font maintenant n’ont presque pas de signification. Il est rare de voir nos tresses anciennes », explique-t-elle.

Celles qui ont traversé la belle époque des tresses traditionnelles  regrettent le délaissement d’une identité culturelle au profit d’une autre.  Maïmouna, 60 ans, rappelle que lorsqu’elle était encore jeune, les jeunes filles rivalisaient de belles coiffures traditionnelles dans presque tous les évènements.

« Il faudrait qu’on revienne à nos coiffures d’antan, même s’il faut une ouverture aux autres, estime-t-elle. Mais la priorité, c’est ce qui nous appartient. Nos coiffures conféraient à nos fêtes toute une signification. Dans les familles, tout le monde savait tresser plus ou moins. On n’avait pas besoin d’aller ailleurs pour se faire belle. Mais aujourd’hui, pour se faire belle, les jeunes filles vont toutes au salon de coiffure. »

Pour beaucoup de jeunes filles, ces coiffures traditionnelles sont d’un autre âge. Il faut être à la page des nouvelles coiffures pour paraître belles. Peu de femmes se plaisent à porter les coiffures traditionnelles lors des évènements. Niamoye, qui ne cache pas sa préférence pour la coiffure traditionnelle songhoy, conclut pourtant qu’elle est « l’expression d’une culture, d’une civilisation et s’impose malgré l’affluence des coiffures modernes »

Les histoires de riches Aristocrates d’Afrique de l’Ouest

Les histoires de riches Aristocrates d’Afrique de l’Ouest hautement éduqués qui ont été capturés dans leur pays d’origine et vendus comme esclaves.

Voici l’histoire d’Ayuba Suleiman Diallo: Diallo est né en 1701 dans la nation de Futa Toro, dans l’actuel Sénégal. Né dans une famille éminente et religieuse, Diallo grandit dans un privilège relatif et, en 1729, il était un jeune marchand.

Cette année-là, lui et son interprète, Loumein, ont été capturés par des marchands d’esclaves de Mandinka qui l’ont vendu à la Royal African Company, la plus grande entreprise d’esclavage anglaise de la région.

À son tour, la compagnie l’a vendu à un capitaine de navire qui l’a amené à Annapolis, dans le Maryland, où il a commencé sa vie en tant qu’esclave dans les colonies britanniques. Diallo a d’abord été mis au travail dans les champs de tabac, mais comme il n’était pas habitué aux travaux physiques pénibles, il a rapidement été transféré dans l’élevage du bétail.

Depuis que les propriétaires d’esclaves ont torturé des esclaves qui continuaient à pratiquer leurs religions africaines et en particulier l’islam, Diallo a caché sa religion pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’il soit découvert par un enfant qui l’a trouvé priant Allah.

Humilié publiquement parce qu’il continuait de pratiquer sa religion, Diallo tenta d’échapper à son propriétaire en 1731 mais fut rapidement arrêté et emprisonné au palais de justice du comté de Kent, dans le Maryland.

Pendant son incarcération, il rencontra le révérend Thomas Bluett, avocat, juge et missionnaire, qui fut agréablement surpris par les prouesses de lecture et d’écriture en arabe de Diallo. Il parlait également couramment le wolof, qu’il traduisit pour Bluett. Bien que Bluett ait restitué Diallo à son propriétaire, il l’a aidé à convaincre ses propriétaires de ses nobles origines.

Diallo a également écrit une lettre en arabe destinée à son père à Futa Toro. Au lieu de cela, il est parvenu à James Oglethorpe, directeur de la Royal African Company. Oglethorpe a acheté Diallo, l’a libéré et l’a envoyé à Londres pour commencer une nouvelle vie. Là, Diallo s’est mêlé à des membres de l’élite sociale de Londres. Malgré ces contacts, il devait encore faire face à des chasseurs d’esclaves qui espéraient le capturer et le vendre à d’autres marchands d’esclaves.

Il a contacté Bluett, qui était à Londres à l’époque. Ayuba Suleiman Diallo (également connu sous le nom de Job ben Solomon), né aux environs de 1701 au Boundou et mort probablement en 1773, est un imam Peul à la fois acteur et victime de la traite transatlantique.

Esclave durant plusieurs mois au Maryland, Ayouba Suleiman Diallo est probablement le premier cas connu d’un esclave étant retourné en Afrique devenu membre de la Spalding Gentlemen’s Society. moucdia.simplesite.com Editer

MENELIK II et l’Éthiopie


Empereur d’Éthiopie (1889-1913), né le 17 août 1844 à Ankober, dans le royaume de Choa (Éthiopie), mort le 12 décembre 1913 à Addis-Abeba.

Menelik II, né sous le nom de Sahle Maryam, est prince, negus du Choa, puis roi des rois d’Éthiopie. Il est également connu sous son nom de cavalier Abba Dagnew.

Ménélik, de son vrai nom Sahlé-Maryam, est le fils d’Haïlé Melekôt, futur roi de Choa, et d’une servante que ce dernier épouse peu après la naissance de leur fils. Ses ancêtres règnent sur la région de Menz, au cœur du royaume de Choa, depuis le XVIIe siècle, et descendraient des empereurs salomonides qui régnèrent sur l’Éthiopie de 1270 à 1855. Ménélik II ne choisit pas son nom de règne au hasard ; la légende veut en effet que Ménélik Ier soit le fils de Salomon et de la reine de Saba, Makeda.

En 1855, le vigoureux empereur d’Éthiopie, Théodoros II, envahit le royaume de Choa, alors semi-indépendant. Haïlé Melekôt meurt au début des campagnes qui s’ensuivent tandis que Sahlé-Maryam est capturé et emmené dans la forteresse de l’empereur, Magdala, située dans les montagnes de la région d’Amhara. Au cours de sa captivité, qui dure près de dix ans, il observe la manière dont Théodoros œuvre à l’unification et à la modernisation de l’empire ainsi que les méthodes répressives et souvent violentes qui conduiront à son échec et à son suicide.

Sahlé-Maryam parvient à s’échapper de Magdala en 1865 et rentre à Choa, qui depuis son départ n’a cessé de se soulever et de se révolter par intermittence contre Théodoros. Bien qu’il n’ait que 21 ans, il parvient à destituer Bezabeh, que l’empereur avait nommé à la tête du royaume en 1859, et se déclare négus de Choa. Fin diplomate, Sahlé-Maryam fait une très bonne impression aux émissaires étrangers qui visitent sa cour. Avec leur aide, il importe des armes à feu, dont il équipe principalement ses armées et ses garnisons.

À la mort de Théodoros, le 13 avril 1868, Sahlé-Maryam aspire au trône impérial. Mais il n’est pas l’unique prétendant à la Couronne et doit d’abord se soumettre à Takla-Guiorguis II (1868-1872) et Yohannès IV (1872-1889). Avant de mourir en combattant les Soudanais en 1889, Yohannès oblige Sahlé

Le 1er mars 1896, l’armée de l’empereur Ménélik II met en déroute les soldats italiens. La bataille d’Adoua clôt la première guerre italo-éthiopienne, débutée en 1885, et met provisoirement un terme aux ambitions coloniales italiennes en Éthiopie.Vers 5 heures du matin ce dimanche 1er mars 1896, l’armée italienne quitte ses fortifications dans la région du Tigré, dans le nord du pays, pour la ville d’Adoua. Dirigée par le général Oreste Baratieri et composée de 20 000 hommes, elle espère attaquer par surprise l’armée éthiopienne. Si cette dernière est plus nombreuse, avec 70 000 soldats estimés, elle est moins bien équipée que l’armée italienne. Une grande partie dispose de simples boucliers en peaux de bêtes et d’armes blanches traditionnelles.

Les Éthiopiens apprennent que l’armée italienne est en approche. Ménélik II, le Negusse Negest (« Roi des Rois », en amharique) se refuse à attaquer le premier. En attendant la confirmation d’une attaque italienne, il mobilise ses généraux. Parmi eux se trouvent notamment son cousin, le Ras (duc) Mekonnen Welde Mikaél, père du Ras Tafari Makonnen.L’impératrice Taytu Betul, épouse de Ménélik, le Ras Alula Engida, déjà décisif lors de la bataille de Dogali le 26 janvier 1887 contre la même armée, et Balcha Safo comptent également parmi ses forces.

Un impérialisme contrarié

Le 5 juillet 1882, le gouvernement italien a racheté à une compagnie de commerce génoise le golfe d’Assab, un petit territoire sur les bords de la mer Rouge. Il devient la première colonie italienne. Certains dirigeants italiens songent dès lors à la conquête de l’Éthiopie dont les hauts plateaux fertiles bordent leur colonie semi-désertique.

L’Éthiopie (« pays des hommes brûlés » en grec) est un très ancien empire et l’une des plus anciennes Églises de la chrétienté. À la fin du XIXe siècle, c’est le seul État à peu près organisé au sud du Sahara. Elle n’en est pas moins très pauvre et livrée aux guerres intestines. En 1889 accède à sa tête l’empereur Ménélik II.

Sous l’impulsion du Premier ministre Francesco Crispi, l’Italie lui impose le 2 mai 1889 un traité d’amitié. La version amharique (la langue officielle de l’Éthiopie) indique que Ménélik peut, s’il le souhaite, solliciter les services de l’Italie en matière diplomatique. La version italienne lui en fait obligation ! Lorsqu’il se rend compte de l’entourloupe, Ménélik II se rebelle.

Les Italiens ne voient plus d’autre solution que la conquête militaire.

Le négus bat le rappel de ses fidèles de tous les coins de l’empire. Cent mille guerriers sont bientôt rassemblés près de la grande ville d’Adoua. À 25 kilomètres de là stationne le corps expéditionnaire italien, à l’abri de solides fortifications, dans le camp retranché de Sauria. Conscient de la supériorité de l’ennemi en armement et en hommes, le général Baratieri voudrait attendre que la faim ait contraint l’ennemi à se débander.

Mais cela ne fait pas l’affaire du Premier ministre Crispi qui a besoin d’une victoire rapide. Il somme le général d’attaquer l’ennemi sans attendre. Baratieri s’y résout et c’est ainsi que survient le désastre…

À Rome, le gouvernement de Francesco Crispi est aussitôt renversé. L’Italie se détourne de l’Éthiopie et le 26 octobre 1896, par le traité d’Addis-Abéba, reconnaît formellement l’indépendance de l’Éthiopie.

Rome reporte dès lors ses ambitions coloniales vers la Méditerranée…

Sources

l’Italie, négociés par le ras Makonnen …https://www.herodote.net › …1er mars 1896 – Les Italiens défaits à Adoua – Herodote.net2 déc. 2020 — 1er mars 1896 : les Ethiopiens écrasent une armée italienne à Adoua … L’empereur d’Ethiopie Menelik II (17 août 1844 – 12 décembre 1913 …https://www.universalis.fr › menelik-iiMÉNÉLIK II (1844-1913) empereur d’Éthiopie (1889-1913)Empereur d’Éthiopie (1889-1913), né le 17 août 1844 à Ankober, dans le royaume de Choa (Éthiopie), mort le 12 décembre 1913 à Addis-Abeba.Ménélik, de son …Vous avez consulté cette page le 28/07/21.https://m.youtube.com › watchEthiopie, 121ème anniversaire de la bataille d’Adoua/ Hommage rendu …